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Le manuel de leadership le plus sous-estimé de l'histoire : 1 Corinthiens 13

  • Photo du rédacteur: Rodrigue
    Rodrigue
  • il y a 12 minutes
  • 4 min de lecture

Il est 22h30. Dans un bureau encore éclairé, Michel, directeur de PME, fixe son écran. Il prépare sa cinquième évaluation annuelle de la semaine. Il est épuisé, frustré, et une question tourne en boucle dans sa tête : "Pourquoi je m'inflige ça ?"

Former des gens qui partiront peut-être ? Gérer des egos, des conflits, des erreurs à répétition ? Et le pire : hier, son équipe a réussi un projet majeur. Tout le monde a félicité l'équipe. Lui ? Invisible. C'est le jeu, paraît-il. Le bon leader s'efface. Mais soyons honnêtes : ça fait mal à l'ego. Si vous vous reconnaissez en Michel, restez avec moi.


Aujourd'hui, je vais affirmer quelque chose de radical : SANS AMOUR, VOUS NE POUVEZ PAS ÊTRE UN VÉRITABLE LEADER. Vous pouvez être un gestionnaire efficace, un chef autoritaire, un patron respecté. Mais un Leader qui transforme les hommes et les organisations ? Impossible sans amour. Pour vous le prouver, nous allons utiliser une grille de lecture inattendue : l'un des textes les plus célèbres (et les plus mal compris) de l'histoire, 1 Corinthiens 13. Non, ce n'est pas juste un texte pour les mariages. C'est un manuel de gestion de haut niveau.


(Note : Pour approfondir ce sujet, je vous recommande vivement le livre "Diriger avec Amour" d'Alexander Strauch).

Diriger avec amour

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Partie 1 : Le leadership sans amour est une torture (littéralement)

Pourquoi tant de managers sont-ils au bord du gouffre ? Les chiffres sont alarmants : 43% des managers sont en burnout. Pourquoi ? Parce que le leadership, par nature, est un don de soi qui vide les batteries.

Sans amour, voici ce que devient votre quotidien :


1. La formation devient un fardeau insupportable. Répéter dix fois la même chose, corriger les mêmes erreurs, investir des heures pour voir la personne partir chez le concurrent... Sans amour, c'est du gaspillage. Avec amour (l'amour "Agapé" qui cherche le bien de l'autre), c'est de l'investissement. Rappelez-vous : Jésus a formé ses disciples pendant 3 ans pour finir trahi, renié et abandonné. Pourtant, il les a aimés "jusqu'au bout". C'est ce qui a fait de lui le leader ultime.


2. L'effacement de l'ego devient une blessure. Quand l'équipe gagne, c'est grâce à eux. Quand elle échoue, c'est votre faute. C'est la règle du jeu. Sans amour, c'est insoutenable pour l'orgueil : "C'était MON idée !". Avec amour, vous êtes comme un parent fier : leur victoire est votre victoire. Vous prenez les coups pour les protéger, comme Moïse prêt à être effacé pour sauver son peuple.


3. La patience devient une mission impossible. Face à la médiocrité répétée ou aux conflits immatures, sans amour, on vire tout le monde. Avec amour, on persévère parce qu'on croit au potentiel de l'autre, même quand il ne le voit pas lui-même.

Sans amour, le leadership est un enfer. Avec amour, c'est une mission.


Partie 2 : Le crash-test du Leader (Selon 1 Corinthiens 13)


Comment cet amour se traduit-il concrètement au bureau, lundi matin ? Paul nous donne une check-list redoutable dans les versets 4 à 7. Passons votre leadership au crible :


1. "L'amour est patient" = Le leader qui a le temps long Le mot grec signifie "lent à la colère". C'est le leader qui ne vire pas Thomas, le designer junior, après trois présentations ratées. Au lieu de dire "Tu es nul", il demande "Qu'est-ce qui te bloque ?". Il investit du temps. Résultat ? Thomas devient excellent. La patience transforme l'échec en succès.

2. "Il est plein de bonté" = Le leader proactif La bonté n'est pas molle. Elle est active. C'est le leader qui anticipe les besoins, qui protège, qui crée des opportunités. C'est faire du bien avant qu'on ne vous le demande.


3. "L'amour n'est pas envieux" = Le leader qui célèbre les autres L'envie est le cancer du management. Si vous avez peur que vos collaborateurs deviennent meilleurs que vous, vous les saboterez. Le leader aimant les pousse vers le haut, même si cela signifie qu'ils le dépassent ou partent pour une meilleure opportunité.


4. "L'amour ne se vante pas" = Le leader humble Il dit "NOUS avons réussi", pas "J'AI réussi". Il partage la lumière.


5. "Il ne cherche pas son intérêt" = Le leader serviteur Le concept du "Servant Leadership" n'est pas nouveau : "Le Fils de l'homme est venu non pour être servi, mais pour servir". C'est prendre des décisions impopulaires mais nécessaires pour le bien de l'équipe, pas pour votre bonus de fin d'année.


6. "Il ne se réjouit point de l'injustice" = Le leader courageux L'amour n'est pas aveugle. Si votre meilleur vendeur harcèle une collègue, l'amour ne dit pas "laissons couler, il rapporte gros". L'amour tranche, sanctionne et protège la victime, même si cela coûte de l'argent à l'entreprise.


7. "Il excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout" = Le leader résilient C'est la capacité à pardonner l'erreur, à croire encore au potentiel après un échec, à garder le cap quand tout va mal. C'est le carburant qui empêche le moteur d'exploser.


Comme le disait D.L. Moody : "Un docteur ou un avocat peuvent faire du bon travail sans amour, mais l'œuvre de Dieu ne s'accomplit pas sans lui." J'ajouterais : le véritable leadership ne s'accomplit pas sans lui.

Le leadership sans amour est un oxymore. Soit vous aimez et vous dirigez vraiment. Soit vous gérez simplement des ressources humaines, et vous finirez épuisé.


Voici votre défi : Relisez cette liste. Choisissez UNE seule caractéristique (la patience ? l'humilité ? la célébration des autres ?) et engagez-vous à la pratiquer radicalement cette semaine avec un membre précis de votre équipe.

Aimez. Dirigez. Transformez.


 Laquelle de ces caractéristiques est la plus difficile pour vous aujourd'hui ? Dites-le moi en commentaire ! 👇

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